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Alice FEIRING - Le Vin nu
Traduit de l'anglais par Gilles Mourier
ISBN 978-2-917411-51-3
Prix :
19 €

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Le vin nu, c'est le vin sans falbalas, tel qu'en soi-même il doit
être: franc, surprenant, provocant, vivant, charnel, inaltéré. Le
vin nu, le vin naturel, se tient aux antipodes de ce qui se produit
aujourd'hui si massivement dans le monde et qu'Alice Feiring
qualifie de «surfait, sur-boisé, hors de prix et bien trop trafiqué
», tout en attestant qu'il est parfaitement possible de faire
du bon (voire de l'excellent) vin – à condition que les vinificateurs
veuillent bien prêter l'oreille moins aux sirènes du marché
et davantage à la nature, en cessant de recourir aux adjuvants
et aux produits chimiques. Mais peut-être n'est-il pas si simple
qu'il y paraît de laisser le vin se faire…
Trois ans auparavant, Alice Feiring a relevé le défi qu'on lui
proposait: s'essayer à la vinification naturelle. Dans Le Vin
nu, elle rend compte de cette aventure – tour à tour paisible et
endiablée, mais toujours révélatrice – en même temps qu'elle
explore par le menu les fascinantes coulisses du monde du
vin naturel et les rencontres qu'elle y a faites avec ses figures
emblématiques: Jacques Néauport, Marcel Lapierre, Pierre
Overnoy, et quelques autres.
Alice Feiring est un critique gastronomique et oenologique qui a remporté
de nombreux prix. Elle écrit dans divers des plus prestigieux magazines
des États-Unis et est l'auteur de La Bataille du vin et de l'amour, chez
le même éditeur.
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Claude DUBOIS - La rue Pigalle… La place…
La ville aimante se meurt
Collection l'air de Paris
Prix : 15 €
Photo de couverture :
Fréhel à 14 ans
«La gueusaille, cela me plaît. Les gens du milieu sont
francs. J'ai assisté à de nombreuses bagarres. Je frappais
du poing comme les autres. S'il y avait des affaires à
régler, nous allions au petit jour au bois de Boulogne,
où les Argentins de l'Abbaye de Thélème se rendaient
pour assister aux combats.»
Fréhel, La Rampe, avril 1931
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Festif, ludique, patrimonial, touristique etc., Paris est devenu cette ville
«désarmante de bêtise» qu'annonçaient les Histoires de la nuit parisienne
de Louis Chevalier dès 1981. Tout beaux qu'ils soient dans les vitrines,
les beaux livres sont cois sur Paris en tant que Paris.
Paris, Claude Dubois est le dernier à réellement en parler.
Après La Bastoche et La rue Saint-Antoine en 2011, il attaque 2012
avec La rue Pigalle… La place… La ville aimante se meurt. Cette
fois, l'historien et ex-Titi du Figaroscope démarre sur des souvenirs
personnels récents. 2009: la splendide, ondulante et mystérieuse Aleks
rencontrée dans un bar à deux baisers de là…
Claude Dubois aime le coin place-rues Pigalle et Frochot. 1896,
Léautaud y rejoint ses amies galantes. 1903, Maurice Chevalier s'y fait
déniaiser et, 1911, Fréhel, délaissée par Maurice, veut le tuer. L'amour
délétère de Chevalier et de Fréhel, c'est Pigalle. Les passions et les
frasques de la Fréhel d'avant 1914 symbolisent cette «ville aimante»
qui entête Dubois. Comment oublierait-il Germinie Lacerteux, Nana,
la Sapho d'Alphonse Daudet, la Fernande de Carco, la Carlotta
d'Aragon ou Jeanne Cordelier?
Après la littérature et les dames, la réalité et ces messieurs du milieu.
1930, quand Papillon bute Legrand, boulevard de Clichy, les Corses
sont déjà les rois de la mandoline qui tousse… Spécialiste du faitdivers,
Dubois en détaille quelques-uns, il y en a eu tant à Pigalle.
Fidèle à feu son ami Louis Chevalier, Montmartre du plaisir et
du crime, Claude Dubois raconte Pigalle autant de manière érudite
qu'empirique. En 1963-64, à ses débuts dans le maquereautage,
Michel Ardouin alias Porte-Avions, l'équipier de Mesrine, remonte la
rue Pigalle. En 1870-71, Victor Hugo aussi: il suit, jusque chez elle
sur la butte Montmartre, Zoé, femme de trottoir… La rue Pigalle…
La place… La ville aimante se meurt réserve d'autres surprises. Par
exemple Sidney Bechet, pionnier du jazz à Pigalle, jouant du pistolet
en 1928…
Qu'il parte sur les traces d'Hugo, d'Halévy, de Fréhel, de Carco, de
Bechet, de Kessel, de Cordelier ou se la fasse coquette au Narcisse avec
Gégé le Catcheur, Dubois transmute l'histoire en une sorte de roman
haletant, parfois presque de «Série noire». Toutes vraies, les anecdotes
d'hier ou d'aujourd'hui qu'il livre enluminent Pigalle d'éternité.
Dubois sait manier l'argot, il est rigolo. Mais grave à répéter cette
simple phrase de la belle Aleks, son leitmotiv:
– C'est important, les lieux…
Claude Dubois est sans espoir pour Paris. Il n'empêche: sa Rue
Pigalle… La place… La ville aimante se meurt est inspirée. Et instructive
pour les chagrins de Pigalle et de la Grand'Ville: Sébastien Lapaque ne
l'a pas surnommé «le Lévi-Strauss de la plèbe» pour rien.
L'Air de Paris est un film de Marcel Carné de 1954.
Une oeuvre qui, aux yeux du grand historien Louis
Chevalier, illustrait au mieux le Paris de ce temps.
Petites gens et gens de la haute s'y croisent, des liens
inattendus s'y nouent. Le film est en noir et blanc,
mais, au Central, la salle du faubourg Saint-Denis
où boxe Roland Lesaffre entraîné par Jean Gabin,
des vertes et des pas mûres tombent du poulailler,
l'Arbre de Vie de l'endroit. L'âme du peuple de
Paris, Paname, quoi.
Aujourd'hui, je reprends L'Air de Paris pour créer
une collection qui a pour objectif de «redonner
un coup de gonfleur» à un Paname «à plat»,
pour argoter un peu. D'instiller du sang neuf à un
Paris anémié, en privilégiant l'anecdote et la vie au
détriment de l'histoire figée. L'Air de Paris aimerait
remettre la rue et ses grouillements à l'honneur.
Bref, présenter des textes dont l'esprit épouserait
celui du film de Carné.
Claude Dubois a inauguré L'Air de Paris avec La
Rue Saint-Antoine, une rue au passé et au présent
fourmillant d'historiettes, terme cher à Tallemant
des Réaux au XVIIe siècle. Il continue aujourd'hui
avec La rue Pigalle… D'autres rues, d'autres
quartiers suivront: la rue de Lappe, la rue Saint-
Denis, la rue Mouffetard… La liste est longue,
Paris a du répondant. |
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