
Vieille pute jalouse de vingt-cinq siècles, la démocratie
se dévergonde et sort aujourd'hui de sa tour d'ivoire.
Désinhibée, voire décomplexée à l'instar des acteurs
de l'UMP (Union pour la majorité présidentielle), elle
fréquente même les agoras modernes virtuelles, ces
nouveaux cafés philos du Net où l'on discute, avec une
fraicheur et une passion revigorante, des sujets essentiels
comme des problèmes du moment.
Ce livre s'adresse à tous les «philosophes de comptoir»,
consommateurs occasionnels ou libertaires avertis, qui
souhaitent affiner leur point de vue et ne pas laisser leur
opinion entre les mains de mauvaises langues. Il peut
se lire comme un ouvrage d'invitation à l'indignation,
voire à la «désobéissance civile». Cultivant l'humour et
l'impertinence, il a également une portée critique quand
il combat les idées reçues et les opinions inacceptables,
voire inquiétantes, ou lorsqu'il examine les grandes
questions d'actualité (le terrorisme, les rapports entre la
violence et le droit) à la lumière des grands courants de
pensée passés.
Dans le commerce des idées, le service est compris mais
la réserve n'est plus une obligation. Car, dans cet opus,
c'est à l'esprit d'échange et de libre circulation du sens
toujours à construire que l'auteur voudrait parvenir,
sans mauvaise conscience ni ressentiment.
Philippe Pichon, policier et écrivain, poète et flic, est l'auteur
du best-seller Journal d'un flic (Flammarion, 2007), Le Cas
Céline. Coupable mais de quoi ? (Dualpha, 2008) et de
Fichier STIC. Une mémoire policière sale (Jean-Claude
Gawsewitch, 2010) qui fait actuellement recette… au tribunal
correctionnel de Paris !
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